Politique énergétique du gouvernement : des opportunités pour nos entreprises

La conseillère fédérale Doris Leuthard était au Club suisse de la presse jeudi dernier. Face a un parterre de personnalités genevoises et de journalistes internationaux, elle a abordé plusieurs sujets, dont celui de l’énergie.

Revenant sur la frustration engendrée par l’échec relatif des négociations internationales sur le climat, elle a insisté sur l’importance d’une solution globale, légitime et fiable pour réduire de manière significative l’usage des énergies fossiles et ainsi éviter que la situation environnementale ne devienne plus sérieuse qu’elle ne l’est déjà.

Elle a également relevé la croissance encourageante des énergies renouvelables, dont le prix reste toutefois trop élevé pour être réellement compétitif. Il est donc essentiel d’investir dans le renouvelable à un niveau mondial afin que le marché devienne suffisamment important. C’est seulement de cette façon que les prix pourront baisser de manière significative.

Cela est particulièrement valable pour la Suisse, qui vise à moyen terme une sortie totale du nucléaire. Il s’agit la d’une magnifique opportunité de développement pour le secteur des énergies propres. Les subsides ne doivent toutefois pas être la réponse, car elles risquent de générer des « rentes vertes » profitant à des chasseurs de subventions.

Cette question touche également à l’indépendance énergétique de la Suisse, qui importe à l’heure actuelle 78% de son électricité. Une plus grande production en Suisse nous permettrait non seulement de devenir moins dépendant et d’éviter de payer le prix fixé par les autres, mais également de créer de l’emploi. Enfin, cela nous fait gagner en compétences dans un domaine en plein développement, ce qui ne pourra être que bénéfique dans les années à venir.

Mais la question de l’énergie en Suisse c’est aussi la mobilité, qui doit évoluer vers une plus grande part d’électrique et d’hybride, ou encore l’efficacité énergétique des bâtiments. Trop de bâtiments sont encore chauffés au mazout. La confédération souhaiterait donc fixer un quota de renouvellement des bâtiments de 2% par an. Cela permettrait de réduire leur consommation, ce qui serait également à l’avantage de leur propriétaire.

De manière générale, Mme Leuthard a insisté sur le fait que nos entreprises doivent saisir ces opportunités et se positionner dès maintenant sur le marché international des cleantech. Elles ont le savoir-faire nécessaire pour pouvoir s’y établir et exporter au-delà de nos frontières.

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