«L’industrie à Genève est en pleine transition»

Comment se porte le secteur secondaire à Genève? Merck Serono a quitté le canton et de nombreuses industries doivent quitter le quartier Prailles Acacias Vernets (PAV). En même temps, des gros chantiers sont en cours, de Plan-les-Ouates à Meyrin. Entretien avec Yves Cretegny, directeur de la Fondation étatique pour les terrains industriels de Genève (Fti).

Comment se porte l’industrie dans le canton?

Les choses bougent beaucoup. Des entreprises ont quitté ou quittent le centre-ville. La menuiserie Hiltpold a quitté Carouge pour Vernier. D’autres, comme Vacheron Constantin à Plan-les-Ouates ou Louis Vuitton ou Richemont à Meyrin, agrandissent leur centre de production. Un certain nombre de bâtiments multi-entreprises, qu’on appelle Hôtel Industriels, sont en construction comme l’Hôtel Industriel des Galants à Meyrin ou Skylab à Plan-les-Ouates. Les entreprises construisent lorsqu’elles ont besoin d’espaces pour grandir. Ces mouvements sont signe de vitalité. La plupart des industries restent dans le canton, où se trouvent leurs clients. Le départ de Merck Serono relève de l’exception.

Le secteur secondaire, selon l’Ocstat, représentait 14,9% du PIB genevois en 2013. N’est-ce pas peu?

Ça peut paraître beaucoup aussi, compte tenu de l’essor immense du secteur tertiaire à Genève et de la petite taille du territoire. Le secteur secondaire a besoin de surface pour déployer ses activités. La moyenne suisse se situe à 27%. En France et en Allemagne, ce taux n’est guère plus élevé (19% et 26%). A Genève 2,5% du territoire est réservé à l’industrie, contre 40% pour l’agriculture. Les zones industrielles accueillent près de 60'000 emplois, contre 40'000 en 1999.

Est-ce que beaucoup d’entreprises étrangères viennent dans le canton?

Des entreprises industrielles globales sont installées à Genève, on peut mentionner DuPont de Nemours et Richemont. Mais il est vrai que les demandes de l’étranger pour de grandes surfaces se sont réduites. Des projets sont en cours pour des petites surfaces, dans la sous-traitance aéronautique, l’imagerie médicale ou la sous-traitance horlogère.

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Source: Tribune de Genève

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