C. Udasse (Mecandécoupe): «Le secteur secondaire doit se restructurer»

Installé dans la zone industrielle de Meyrin, notre affilié Mecan-Découpe est l’un des derniers sous-traitants actifs dans le secteur mécanique sur Genève.

Œuvrant principalement pour ABB Sécheron ou encore le CERN, cette PME d’une douzaine de collaborateurs espère renouer avec la profitabilité grâce à des fauteuils roulants électriques innovants (de 35 kilos grâce à un châssis en aluminium au lieu de 85 kilos au minimum pour les fauteuils fabriqués en Chine).

La société Astra du Français Jean-Manuel Bullukian, qui fut le CEO du groupe ISS pour la région Pacifique (184 000 employés dans 13 pays) jusqu’à fin 2011, souhaite faire de Mecan-Découpe sa base industrielle pour la Suisse romande. De quoi espérer la création d’une quarantaine d’emplois si le projet démarre comme prévu.

Pour l’heure, Astra a pris des participations dans diverses jeunes pousses romandes, telles que MaxiCroc (le premier système d’accrochage intelligent breveté) en Valais, Caneo sur Vaud (fabricant de jus de fruits) ou Qibi (cuisine bio, sans allergènes et pour le prix d’un fast-food) à Genève.

Où va l’industrie de la mécanique générale à Genève?

Difficile à dire. Le secteur secondaire traverse des moments difficiles, mais il est indispensable pour Genève. Les entreprises existantes doivent assurer les besoins de la région et se restructurer en conséquence. Pour ma part, avec l’aide d’un coaching, je suis arrivé à mettre en place une structure efficace.

Mon entreprise jouit dans le canton d’une forte relation d’affaires. Malheureusement, celles-là sont limitées, et ce à cause de diverses délocalisations.

Qu’en est-il plus particulièrement de la sous-traitance?

Celle-là a beaucoup diminué ces dernières années. Sur Genève, par exemple, il n’y a plus guère qu’Ateliers Cagnon et Mecan-Découpe. J’ai dû m’adapter en fabriquant des pièces unitaires et des petites séries. Néanmoins, je travaille à la recherche de nouveaux clients en dehors de la région.

Il y a véritablement des opportunités. Il faut néanmoins compter sur une période de douze à dix-huit mois pour obtenir des commandes importantes.

Qu’attendez-vous des autorités genevoises?

Elles sont toujours à notre écoute, grâce aux outils qu’elles ont mis à notre disposition: l’Office de promotion de l’industrie ou encore Financer autrement les entreprises (FAE). A nous de savoir les utiliser de manière optimale et ce sans les harceler.

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Source: Bilan (via WebNews Industry)
 

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