Edouard Menoud (IEM) : « Quand on est dans l’innovation, on arrive naturellement aux cleantech »

Edouard Menoud est Président d’IEM, PME familiale qu’il a fondé en 1986, et qui est aujourd’hui dirigée par ses fils François et Philippe. Récent vainqueur du prix Win&Boost de Cleantech Genève pour un projet de parking intelligent qu’il a lui-même imaginé, Edouard Menoud a accepté de répondre à quelques questions sur sa société, ses projets et sur les opportunités que représentent les cleantech pour une entreprise comme IEM.

Monsieur Menoud, vous avez fondé IEM. Dites-en nous un peu plus sur votre parcours et celui de votre entreprise ?

J’ai crée IEM en 1986, et je l’ai dirigée jusqu’en 2007, année ou mes fils François (arrivé en 2001) et Philippe ont repris les rennes. Comme souvent dans le cas des PME, l’histoire d’IEM n’est pas un long fleuve tranquille. J’ai démarré en créant et produisant des caissettes à journaux. A l’époque, j’avais notamment fourni le quotidien « la Suisse » avec des caissettes dites à « effet dissuasif » car équipée d’une petite fenêtre permettant de voir si le journal avait été payé ou non. C’est ce qui m’a permis de réunir les fonds nécessaires pour lancer IEM.

Les débuts n’ont pas été faciles. Les seuls contrats que j’obtenais étaient à Zermatt, Zurich ou la Chaux-de-Fonds. Cela me faisait penser au proverbe « nul n’est prophète en son pays » ; à Genève, les gens semblaient peiner à nous faire confiance. Puis en 1992 nous avons commencé à travailler avec un sous-traitant de Ringier. Nous avons crée pour eux des automates à journaux sur mesure, dont des automates solaires ce qui était alors une première en Europe. C’est ce qui nous a un peu lancé puisque nous en avons réalisé 10'000 pour la Suisse Allemande.

Partant de là nous nous sommes lancés sur le marché des horodateurs, notamment en travaillant avec Taxomex, entreprise à laquelle nous somme toujours associés. Puis en 1998 ça a été le début de l’aventure avec les Transports Publics Genevois et les Transports publics de la région lausannoise. Nous avons crée pour eux des automates sur mesure, que nous avons également vendu aux villes de Fribourg et Lugano. On peut dire que nous avons alors connu dix ans de bonheur, avec des partenariats qui ont très bien fonctionné.

Depuis l’arrivée de mes fils à la tête de l’entreprise, celle-ci s’est pas mal orientée vers l’export et cela marche plutôt bien. Nous sommes très présents sur le marché français mais également dans de nombreux autres pays d’Europe.

Vous avez récemment remporté le prix Win&Boost de Cleantech Genève. Qu’est-ce qui vous a décidé à vous lancer dans l’aventure ?

C’est lors de la dernière édition d’Actes’Industries que nous avons eu une discussion avec Laurent (ndlr : Laurent Horvath, responsable de Cleantech Genève) à ce sujet. Nous avons un peu parlé de notre projet PrestoPark et il nous a vivement encouragé à le faire concourir. A vrai dire, vu que nous accordons beaucoup d’importance à l’innovation, il y a plusieurs projets que nous aurions pu présenter dans ce cadre.

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