Franc fort: quelques outils à disposition des entreprises industrielles

Cet événement, qui s’est déroulé le 15 avril 2015 à la Bluebox de Plan-les-Ouates, a réuni une centaine d’acteurs des mondes de l’économie et de l’industrie.

Quelles sont les solutions offertes aux entreprises en cette période d’incertitudes due à l’abandon du taux plancher par la BNS ? Tel était le thème de la conférence organisée mercredi par le Service de la promotion économique de Genève, l'Office de promotion des industries (OPI) et des technologies et l'Union Industrielle Genevoise (UIG). Les outils mis à disposition des entrepreneurs industriels prennent une importance toujours plus grande dans le contexte du franc fort. Ainsi, les interventions des conférenciers ont donné quelques pistes aux entrepreneurs industriels pour faire face à cette situation complexe.

C’est tout d’abord Pierre Maudet, conseiller d'Etat chargé du département de la sécurité et de l'économie qui a fait part du sentiment d’impuissance qu’il avait ressenti à l’annonce de l’abandon du taux plancher. Trois mois presque jour pour jour après cette décision, il s’agit de prendre des mesures concrètes, notamment au niveau de l’industrie.

Les pistes existent : innovation, diversification des exportations (particulièrement en dehors de la zone euro), développement du « faire savoir » de l’excellence industrielle genevoise, mais aussi maintien des conditions-cadres, si importantes notamment sur le plan de l’approvisionnement en main d’œuvre. Sur celui du financement, le conseiller d’Etat a annoncé son intention de créer un fonds d’aide aux entreprises doté d’un mécanisme de compensation de risque de taux de change dans le but de compléter le dispositif de la Fondation d’Aide aux Entreprises.

Car la question centrale qui se pose pour le magistrat est la suivante : comment rester compétitif à long terme et surtout maintenir l’emploi industriel à Genève ? Au-delà de la problématique du franc fort il y aussi celle des nombreux postes du secteur qu’il s’agira de renouveler d’ici 2020 (80'000 en Suisse selon Swissmem).

Les intervenants suivants ont développé plus en avant certaines des solutions citées par le magistrat. Nicolas Aune, Secrétaire Général de l’UIG a abordé sous l’angle du partenariat social la question de l’augmentation du temps de travail au sein des entreprises, se félicitant du fait que 96% de celles-ci « n’aient pas pris de mesures drastiques et n’aient pas cédé à la précipitation ».

M. Jean-Olivier Maeder de l’Office Cantonal de l’Emploi a approfondi le thème de la réduction des horaires de travail, plus communément appelé chômage partiel, et de ses conditions légales. Il a insisté sur l’objectif de telles mesures, qui est avant tout de maintenir à long terme des emplois, et sur les circonstances exceptionnelles que représentent l’abandon du taux plancher.

C’est ensuite la thématique centrale de l’innovation qui a été traitée. Rania Al-Baroudi, Coordinatrice du Geneva Creativity Center, a présenté les solutions offertes par sa plateforme dont le but est de renforcer les synergies entre industries et hautes écoles. Le GCC facilite l’accès aux compétences des hautes écoles genevoises, met à disposition son réseau d’experts et fait office de facilitateur de projets en mettant des subsides à disposition des entreprises.

Après que les prestations d’Alliance en matière de montage de projets technologiques aient été abordées, Rolf Gobet, Directeur de l’OPI, a mis en avant les services de coaching de Platinn en matière de développement d’affaires, de partenariats, d’organisation et de finance.

Enfin, le Directeur ad Interim de la FAE Patrick Schefer a conclu en évoquant les possibilités de financement et les services tels que cautionnement, prise de participation minoritaire, avance de liquidité ou mandat d’audit offerts par la FAE.

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