Kyos et Spacecom, ou l’histoire d’une transmission d’entreprise réussie

Les deux entreprises ont su éviter les divers écueils sur le chemin qui réunit un vendeur et un acquéreur.

Valorisation de l’entreprise, financement ou encore styles de management expliquent souvent que les premières discussions entre deux entrepreneurs n’aboutissent pas en fin de compte. Mais il peut aussi y avoir des facteurs de nature émotionnelle ou psychologique liés, par exemple, à l’attachement du cédant à la société qu’il a créée ou qu’il a dirigée pendant des décennies.
Processus harmonieux

L’histoire de Kyos est toute autre, elle qui vient de boucler un processus très harmonieux et progressif d’acquisition, puis de fusion avec Spacecom. Kyos est une spécialiste genevoise de services en sécurité informatique, c’est-à-dire de protection des données et des réseaux, de l’authentification et de la gestion d’identités numériques. C’est ce type de société que les banques et les administrations mandatent, notamment, pour tester la solidité des dispositifs de sécurité de leurs infrastructures informatiques. Un «hacker éthique», autrement dit.

De son côté, Spacecom était active dans les réseaux avec et sans fil et l’interconnexion des bâtiments. Du fait de leur complémentarité technologique des accès et de la sécurité, les deux entreprises ont mené des projets en commun et développé une proximité durant plusieurs années.

Arrivant à l’âge de la retraite, le directeur de Spacecom a approché les fondateurs de Kyos, des trentenaires qui avaient bien fait démarrer leur PME, pour leur proposer de racheter sa société. «Les discussions ont pris du temps, notamment pour arriver à un consensus sur le montant de la transaction, relate Fabien Jacquier, directeur, fondateur et associé de Kyos. L’Office de la Promotion Industrielle (OPI) nous a bien aidés. Il a conseillé les deux parties, nous permettant notamment de disposer de toutes les informations utiles. Il nous a aussi informés de certaines étapes de préparation essentielles, dont nous n’avions aucune idée».

Un élément essentiel selon Patrick Schefer, conseiller aux entreprises au sein du Service de la promotion économique de Genève (SPEG), pour qui l’importance de la préparation des deux acteurs d’une cession est souvent sous-estimée.

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Source: TDG.ch, supplément emploi

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