L’horodateur genevois ne connaît pas la crise

Les automates urbains d’IEM, l’unique constructeur de Suisse, sont installés dans toute l’Europe.

Il est la bête noire de l’automobiliste qui peste quand il gave cet ogre insatiable. Pourtant les parcmètres nourrissent la famille Menoud, qui les conçoit à Plan-les-Ouates depuis plus de vingt ans. Leur société, Ingénierie Electronique et Monétique (IEM), fondée par leur père, est dirigée par les deux frères, François et Philippe.

L’année dernière, ils ont vendu 1200 automates urbains dans toute l’Europe, majoritairement des parcmètres (qui n’émettent pas de billets) et des horodateurs (qui en impriment) mais aussi des distributeurs de tickets de transports publics. Le prix à l’unité de ces machines oscille entre 10 000 et 15 000 francs. Le chiffre d’affaires de l’entreprise s’est élevé à 8 millions de francs l’année dernière.

IEM s’est forgé une réputation dans le développement d’appareils solaires, un marché de niche, estimé à moins de 100 millions de francs, dans lequel les gros acteurs ne veulent pas entrer. «Les coûts de génie civil pour des horodateurs reliés au réseau électrique sont jugés trop élevés car ils impliquent des travaux. C’est pourquoi les collectivités misent uniquement sur le solaire», précise Philippe Menoud, le directeur général. Une chance pour IEM. La simplicité de leurs appareils leur assure une basse consommation mais aussi une excellente résistance aux intempéries, aux déprédations et aux effractions.

Lire la suite...


Source: Tribune de Genève, 21.01.2013

Quelques Membres