Le Forum d'affaires franco-suisse aborde le thème des implantations binationales

Fafs. Le Crédit Agricole enregistre une forte augmentation des demandes de prêts bancaires en Suisse. Notamment pour le financement d’activités entrepreneuriales.

Anne réthoret

Cette année, le Forum d’affaires franco-suisse (FAFS) à Genève a focalisé les interventions sur le thème des implantations binationales. A l’occasion d’un débat sur les avantages d’une création d’entreprise en Suisse, Jean-Yves Beucher, directeur d’une agence au Crédit Agricole a remarqué que la demande de prêts bancaires destinés à des entreprises frontalières en Suisse a fortement augmenté ces deux dernières années. Un commentaire peut surprenant en soi. Mais quels types de prêts ont le plus de succès?

D’après le directeur de l’agence commerciale, les prêts hypothécaires demeurent la première source de rendement de l’établissement. Cependant, il note également une hausse importante des demandes de prêts destinés au financement des entreprises.

«Bon nombre de sociétés frontalières nous sollicitent pour des investissements précis en France comme en Suisse. Tant pour l’acquisition de biens immobiliers commerciaux que pour les activités courantes des petites et moyennes entreprises. Les prêts à taux d’intérêt fixe ont le plus de succès en ce moment», a expliqué hier Jean-Yves Beucher, directeur d’agence au Crédit Agricole à Genève.

Autre avantage du Crédit Agricole dans le contexte présent: «Ayant des succursales des deux côtés de la frontière, nous sommes à même de trouver des garanties en France par le biais du réseau des caisses régionales», précise-t-il.

D’après son collègue, David Talerman, spécialiste en relocalisation, l’intérêt de chaque pays est de voir arriver des capitaux extérieurs pour l’investissement: «c’est un des leviers de la croissance et du PIB d’un pays. La Suisse l’a bien compris et met à disposition des investisseurs et créateurs d’entreprises étrangers les promotions économiques.»

Hier, les représentants de la promotion économique régionale et la chambre France-Suisse pour le commerce et l’industrie (CFCI) étaient présents pour le rappeler aux participants du FAFS. Tous les atouts de l’économie helvétique ont été relevés: de la valeur ajoutée des produits fabriqués localement aux compétences des pôles d’innovation en technologie, en passant par les quelques atouts d’optimisation fiscale encore disponibles.

En revanche, divers intervenants présents en Suisse comme France se sont accordés à dire, qu’il est encore difficile de trouver des collaborateurs dans les domaines moins représentatifs du tissu économique régional.


Source: L'AGEFI

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