Témoignages: comment l’industrie genevoise réagit face au franc fort

Chômage partiel, salaires rabotés ou payés en euros, baisse du chiffre d’affaire, diminution des commandes… Depuis l’annonce faite par la BNS de l’abolition du taux plancher et l’envol du franc, l’inquiétude grandit et les promesses d’un impact fortement négatif sur l’industrie suisse se multiplient. Qu’en est-il à Genève ? Tour d’horizon à travers quelques exemples concrets.

Aéronautique – Alain Bouillet, Saint Jean Aero

Pas de précipitation du côté de Saint Jean Aero. Pour Alain Bouillet, Directeur Général de l’entreprise située à Plan-les-Ouates, l’impact immédiat de la décision de la BNS est contenu.   « Nos achats et nos ventes se font pour leur grande majorité en dollars. A titre de comparaison, les conséquences avaient été beaucoup plus importantes il y a cinq ans. Aujourd’hui c’est surtout l’impact sur notre compétitivité par rapport à nos concurrents de la zone euro qui est inquiétant. Mais il est encore trop tôt pour le mesurer ».

De manière plus générale, Alain Bouillet voit une autre problématique découler de cette crise : celle de l’image de cherté véhiculée par l’industrie suisse à l’étranger. « C’est un aspect que nous subissons et sur lequel il est difficile d’agir. Mais nous allons essayer de transformer cette situation difficile en opportunité. C’est ce que nous nous attelons à faire aujourd’hui chez Saint Jean Aero : voir comment augmenter la valeur ajoutée de nos produits et ainsi offrir d’avantage de prestations à nos clients ».

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