En décembre 2026, la situation des affaires dans l’industrie genevoise s’est détériorée davantage que lors des trois mois précédents. Les entrées de commandes, les carnets de commandes et la production ont reculé par rapport à novembre.
Pour les trois prochains mois, les chefs d’entreprise anticipent un repli continu des entrées de commandes et de la production, mais une légère amélioration à plus long terme.
Situation à Genève en décembre
La conjoncture industrielle à Genève et en Suisse reflète une résilience sous tension en fin 2025, avec un recul des commandes et de la production en décembre, aggravé par l’instabilité géopolitique dominée par les droits de douane américains initiaux à 39% (abaissés à 15% fin novembre).
Ces données, issues d’enquêtes trimestrielles anonymes auprès de chefs d’entreprises (comme celles de la CCIG et OCSTAT/KOF), capturent des perceptions subjectives précoces, expliquant pourquoi décembre reste marqué négativement malgré l’allègement tardif des tariffs. À plus long terme, une amélioration légère est anticipée, soutenue par la diversification des marchés suisses et genevois.
Impact Géopolitique
Les tensions commerciales US-Suisse, imposées dès août 2025 par l’administration Trump, ont frappé durement l’industrie exportatrice genevoise (74% des firmes affectées), réduisant marges et débouchés malgré l’excédent commercial américain. À l’échelle suisse, les chaînes de valeur mondiales restent vulnérables, avec un virage protectionniste érodant la confiance, bien que la baisse des tariffs améliore la compétitivité (réduction moyenne de 10% des coûts).
Perspectives 2026
Pour la Suisse, une croissance modérée est prévue (1,2%), avec chômage à 3,3% et emploi stagnant (+0,2%), tandis que Genève vise 1,5% de PIB mais avec chômage à 5,2%. L’horlogerie genevoise absorbe partiellement les chocs via réorientation des ventes, aidée par un franc fort et des secteurs résilients comme la finance. Les vents moins contraires en 2026 dépendront d’une adaptation rapide aux incertitudes persistantes (géopolitique, dédollarisation).

