La conjoncture industrielle genevoise reste fragile. Comparativement à décembre, les entrées de commandes, les carnets et surtout le niveau de production ont enregistré un repli notable.
Néanmoins, les prévisions à court terme se révèlent plus encourageantes : sur les trois prochains mois, les industriels anticipent une reprise des commandes et une hausse de la production.
À un horizon de six mois, les dirigeants d’entreprises envisagent une amélioration progressive de la situation générale de leurs activités.
Inflation
L’inflation en Suisse au dernier trimestre 2025 reste extrêmement faible, autour de 0% mensuel et avec une moyenne annuelle de 0,2%, bien en deçà de la cible de la BNS (0-2%).
En Europe, l’inflation dans la zone euro s’établit autour de 2,2% en septembre 2025, tirée par les services et l’énergie, tandis que l’UE moyenne est à 2,6%. À l’échelle mondiale, elle ralentit à environ 4,2% en 2025 selon le FMI, avec des disparités (États-Unis à 2,65%, certains émergents plus élevés). La Suisse bénéficie ainsi d’une stabilité remarquable comparée à ses voisins, grâce au franc fort qui atténue l’inflation importée.
Cette faible inflation favorise un pouvoir d’achat préservé et des taux d’intérêt bas, stimulant la consommation et les investissements. Cependant, elle risque une déflation si elle persiste, freinant les dépenses et compliquant les ajustements salariaux ou des rentes AVS (pas de compensation automatique sous 4%). La BNS pourrait poursuivre ses baisses de taux pour soutenir la croissance.
À Genève, hub financier et international à fort coût de la vie, une inflation quasi nulle stabilise les loyers et biens importés, mais accentue les pressions sur le tourisme et le commerce de luxe face à une Europe plus gonflée. Cela pourrait limiter les hausses salariales dans la finance et les ONG, tout en rendant la ville plus attractive pour les expatriés, au risque d’une bulle immobilière si les taux restent bas.

