En mai, la situation des affaires dans l’industrie genevoise reste dégradé.
Par rapport à avril, les entrées de commandes et les niveaux de production se stabilisent, après la progression observée le mois précédent. En revanche, les carnets de commandes enregistrent un repli.
À horizon de trois mois, les dirigeants d’entreprise anticipent une stagnation tant des commandes que de la production.
À plus long terme, une amélioration progressive de la conjoncture est néanmoins attendue.
Situation sur Genève, Suisse et à l’échelle internationale
Pour Genève, ces pressions se traduisent par un tissage industriel particulièrement exposé aux chaînes de valeur internationales et aux cycles mondiaux. La timide reprise suisse (PIB 1,0%) est tempérée par un franc fort, qui pénalise les exportations, et par des aléas géopolitiques qui réduisent la visibilité sur les investissements.
Perspectives : prudence à court terme, optimisme modéré à long terme
Les responsables d’entreprises genevoises anticipent que, pour les trois prochains mois, les entrées de commandes et la production ne devraient guère évoluer. À plus long terme, une amélioration de la marche des affaires est néanmoins prévue, soutenue par la diversification des marchés suisses et genevois.
Cette divergence entre short-term stagnation et long-term improvement reflète la résilience genevoise face à un environnement mondial incertain, mais souligne également la nécessité de maintenir des initiatives structurelles comme le Conseil de l’industrie genevoise (CIG), créé pour protéger 27’000 emplois face aux défis structurels.

